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Campagne de Warhammer 40 000: La Guerre Obscurae
 
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Fluffs des vostroyens

 
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Lev Nikandr
Forces de l'Ordre

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MessagePosté le: Jeu 21 Fév - 07:18 (2008)    Sujet du message: Fluffs des vostroyens Répondre en citant

Les 2 premiers chapitres existaient déjà, seul le 3ème est "inédit". Bonne lecture.


Chapitre 1 : Le début des hostilités.


Cela faisait 15 ans que la guerre obscurae était terminée, 15 ans pendant lesquels le nombre de conflits avait considérablement diminué. Les camps souffraient tous d’énormément de pertes dû à la campagne et il était temps pour eux de reconstituer leurs rangs. C’était particulièrement le cas des gardes impériaux, certains régiments furent pratiquement décimés alors que d’autres ont à peines faits leurs preuves.

Dans le cas des vostroyens, malgré qu’ils ne furent peu engagés dans la campagne, leur aide n’a pas été de refus et inutile. Seul un régiment de ces hommes moustachus était entraîné dans cette immense guerre : le 15ème régiment de Premiers Nés Vostroyens, commandé par le Colonel Sasha Valladolid et par son supérieur direct, le Brigadier-général Vladimir Kozlov. Ce régiment était depuis longtemps habitué à subir de lourde perte mais les missions qu’ils eurent à accomplir jusqu’à maintenant n’étaient pas des plus simples. En effet, ces soldats de l’imperium sont réputés pour être l’élite des forces impériale. Leurs armures et leurs armes sont ornées de motifs dorés et les guerriers se sont vu revêtir une armure carapace, remplaçant les gilets pare-balles conventionnels portés par les régiments de Cadia.

L’histoire du 15ème régiment est remplit de faits d’armes reconnus et notables que tout le peuple de Vostroya connaît. Des chants sont enseignés aux jeunes enfants, rendant hommages aux Premiers Nés tombé lors de l’invasion Xénos dans le système de Vostroya. Depuis l’invasion, Kozlov a pris les commandes du 15ème régiment, suite à la mort de son ancien commandant. Kozlov fut par la suite promut au rang de Brigadier-général et décida donc de donner le commandement de son régiment à son camarade de toujours, Sasha Valladolid. Tout deux étant de grands officiers et d’importants meneur d’hommes, ils accompagnèrent les vostroyens sur des champs de batailles sanglants et sans merci.


La campagne Obscurae étant finit depuis 15 ans, le 15ème régiment ne rentra pas pour autant sur son monde natal. Kozlov avait maitenant le commandement de 5 régiments de Premiers Nés : le 18ème commandé par le Colonel Sergueï Poliavich, le 21ème commandé par le Colonel Ivan Ludmila, le 22ème commandé par le Colonel Mikaël Revmir, le 27ème commandé par le Colonel Nikolaï Tovanov sans oublié le 15ème aux commandes de Sasha Valladolid. Ces régiments sont aux ordres de Kozlov et peuvent être envoyés sur un champ de bataille à sa simple demande. Le vieil officier a également des hommes sous son commandement sur Vostroya qui agissent plutôt dans les fabriques d’armes et d’engins de guerre. Vladimir est un officier respecté par chacun des hommes formant ses régiments et tous sont prêts à donner leurs vies pour leur commandant ainsi que pour l’Empereur-Dieu, auprès duquel les vostroyens ont une dette éternelle.


Le 15ème régiment, comme les autres régiments d’ailleurs, avait sa propre flotte composée de barges pour tranporter les troupes, de frégates assurant la protection de la flotte et un vaisseau amiral où se trouvait généralement le chef de régiment ainsi que son état major. Il n’était pas rare que les flottes de Kozlov se regroupaient pour former une immense vague de navire remplit d’hommes porteur de chapkas. C’était souvent le cas pour le 15ème et le 22ème régiment qui était à eux deux plus vastes que les 3 autres régiments. Quant à Kozlov, il restait la plupart du temps dans le vaisseau amiral du 15ème régiment, réglant des formalités administratives, des demandes d’affectation ou encore des ordres de patrouille. Son poste lui offrait beaucoup moins de liberté quant à son entraînement militaire et sa présence sur des champs de batailles se faisait de moins en moins courantes à son grand regret.

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Le sas s’ouvrit sur la droite, laissant entrer l’ombre que produisait la carrure de l’officier qui se tenait là. L’homme, apparemment âgé, avança lentement accompagné par un bruit sourd d’un choc produit par deux métaux ainsi que plusieurs cliquetis plus légers. Le rythme était régulier comme si un orchestre accompagnait l’avancer de l’homme. La lumière de la pièce révélait lentement la silhouette qui se tourna brusquement en face d’une baie vitrée donnant une vue sur une planète désertique. Un soupir provint de l’homme qui, en se retournant pour reprendre sa marche, apparaissait tel un haut officier impérial, couvert de médaille et étant équipé d’une jambe bionique. Couvert par une vieille veste en cuir noir rasant le sol, l’officier ouvrit un autre sas, quittant ainsi le couloir d’où il venait d’observer l’espace qui l’entourait. La nouvelle pièce était déjà plus bruyantes, des soldats s’afféraient dans tout les sens, tenant des feuilles dans leurs mains ou toutes sortes de documents. L’imposant officier avança dans cette foule qui s’arrêtait sur son chemin pour le saluer pour ensuite reprendre de plus belle son activité. Un escalier composé d’une dizaine de marche menait à une passerelle surélevant la salle bondé de monde et d’appareils diverses et variés. La monté des marches fut longue pour l’officier moustachu mais arrivé en haut, il se dirigea directement vers une table dégageant une image verte en 3D représentant une planète désestique.

« Des nouvelles ? » commença l’officier en se mettant aux côtés d’un officier qui semblait d’un rang largement inférieur à celui-ci.
« Non, pas grand-chose. L’équipe d’observation ne va pas tarder à rentrer, une tempête de sable s’annonce à la surface d’ Emiria. Vous voyez ? ce nuage de poussière se déplace à une vitesse étonnante ! »
« Rien n’est plus étonnant aux jours d’aujourd’hui Capitaine » répondit l’officier supérieur avec un sourire en coin.

Il s’écarta de la table et se dirigea vers un ordinateur où un garde était en train de travailler quant un autre garde l’appela lui faisant signe de venir vers lui.

« Général ! Général Kozlov !, un appel urgent pour vous, poste 7 » cria le garde en montrant un interphone ou était gravé le chiffre 7 au dessus d’un moniteur encore éteint, situé dans une petite cabine insonorisée.

Kozlov s’approcha de l’appareil et appuya sur un bouton rouge clignotant. Le moniteur s’alluma et laissa apparaître le visage d’un officier vostroyen portant une chapka de la couleur réservée aux officier supérieurs. La communication s’ouvrit en même temps que l’image fut nette sur l’écran au dessus de l’interphone.
« Mon général » introduisit l’interlocuteur en exécutant le signe de l’Aquila en guise de respect.
« Colonel Revmir, heureux de vous voir »
« J’aurais aimé en penser autant mon général, mais les circonstances ne s’en prêtent guère »
« Est-ce si important que cela ?»
« Mon général n’a pas l’air de comprendre. Mes senseurs ont repéré une escadrille de chasseurs de reconnaissances nous poursuivant depuis cinq minutes désormais. »
« Ils sont de notre côté Colonel ? »
« Justement, nous travaillons ardemment pour avoir de plus amples informations » répondit le Colonel de régiment tout en gardant son sang froid et son calme comme il en était en son habitude.
«Bien, tenez moi au courant » termina Kozlov en coupant la conversation.

Le général sortit de la cabine et fit signe au garde qui l’avait informé de l’appel de le prévenir à nouveau au prochain appel et celui-ci acquiesça. Le capitaine qui était posté à la table de projection rejoignit Kozlov.

« Qui a-t-il ? »
« Rien de grave je pense, juste quelques vaisseaux qui poursuivent le Colonel Revmir en reconnaissance apparemment. »
« Voulez-vous qu… »

Le capitaine se fit interrompre par une sonnerie indiquant qu’un appel provenait de la cabine 7. Kozlov retourna de nouveau dans la pièce close et appuya sur le bouton.

« Nous avons identifié la signature des vaisseaux, il s’agit d’appareils appartenants au Chaos, sûrement des renégats ».
«Gardez-y un œil, il vaut mieux ne pas éveiller des soupçons, laissez les faire. »
« Mais notre position va être transmise à leurs flottes ... »
« Faites-ce que je vous dis Colonel ! Terminé ! »

Kozlov rompu à nouveau la communication, certain qu’une menace n’était sûrement pas imminente. Il fit tout de même signe à un lieutenant de s’approcher et lui demanda :

« Dites à Valladolid d’envoyer quelques navires vers la flotte de Revmir, au cas où. »
« Ce sera fait » répondit le lieutenant de la garde en courant vers un appareil de communication destiné à communiquer uniquement avec un autre interphone dans le navire seulement.

Kozlov se retira de la pièce et se dirigea à son bureau, empruntant le même chemin que précédemment.

Près d’une heure s’écoula et Kozlov était assis dans son fauteuil en cuir d’un rouge feutré avec des bordures en or en train de remplir des formulaires envoyé par le Haut Commandement de Vostroya. Un garde frappa et surgit simultanément dans le bureau de l’officier qui tourna la tête lentement en direction de l’arrivant.

« Quelle est la cause de ce dérangement ? »
« Excusez-moi mais … c’est … important » fut la seule réponse du garde qui eu du mal à finir sa phrase étant très essoufflé sûrement dû à sa course.
Kozlov alla d’un pas vif vers la salle de communication, là où il se trouvait une heure auparavant. Quand il entra dans la salle, un grand écran s’alluma, laissant paraître une nouvelle fois le Colonel Revmir mais cette fois la communication se faisait en présence de tout le monde dans la salle. Chaque homme s’arrêta et se retournait en direction de l’écran.

« Ici le Colonel Sevmir, une flotte importante de gardes impériaux renégats est sortit de nulle part. Elle entoure maintenant ma flotte entière et est en position de tir. Je ne comprends pas pourquoi mais ils ne font rien depuis quelques minutes. Je demande du soutien immédiat de la part de tout régiment quel qui soit et …eau… .u …for… re…a .»

La communication avec le Colonel se brouilla et l’image commença à être de plus en plus floue jusqu’à ce que l’image disparaisse totalement pour laisser un écran noir que tout le monde continuait de regarder quelques instants.

« Reprenez tous vos postes, allez ! » ordonna un officier présent dans la pièce et tout le monde reprit son activité comme si rien ne s’était passé.

Kozlov était angoissé. Il s’en voulait de ne pas avoir agit plus tôt. Il était cependant très pexplexe.

« L’ordre d’envoyer des vaisseaux rejoindre le 22ème régiment n’a pas été donné ? beugla Kozlov en cherchant du regard le garde dont il avait chargé de faire la commission à Valladolid.
Oui, toi, qu’a tu fais ? tu as désobéi à un ordre direct ? »
« No..non mon général, j’ai bien été voir le Colonel Valladolid jusqu’à dans son bureau … il a dit qu’il y allait personnellement » répondit péniblement le garde en suant énormément au niveau du front.

"Qu’est-ce qui se passe ?" pense le vieille officier





Tant de questions qui n’eurent pas de réponse. Qu’a-t-il ou pas fait ? Il n’a pris l’avertissement du Colonel au sérieux comme il aurait dû être prit mais peut-être que cet attaque aurait tout de même eu lieu.


« Capitaine Souvankof, cape sur la dernière positon de l’émission radio transmise par le Colonel, avertissez toute la flotte de notre départ ainsi que les autres Colonels de régiment. » Beugla le général tendit qu’il se dirigeait vers un sas qui accède au couloir aux baies vitrées.


Kozlov entra dans son bureau, une nouvelle fois au calme mais cette fois ce n’était pas pour remplir des formalités. Il se dirigea vers une vitrine en verre blindé à travers laquelle on pouvait voir une épée et un bâton accroché contre un mur couvert d’un drap d’un rouge flamboyant qui recouvrait la totalité du mur derrière la vitre. A côté de celle-ci se trouvait un système d’ouverture électronique. L’officier tapa un code à 6 chiffres à une vitesse incroyable. La vitre s’ouvrit sur la gauche lentement, laissant l’officier s’emparer de son épée énergétique qu’il rangea dans son fourreau posé juste en dessous de l’épée. Dans la main droite, il saisit le bâton où un crâne doré était fixé à son extrémité. Même si Kozlov n’allait pas combattre, à chaque fois que son armée s’engageait dans un combat, le rituel qui venait de se passer se reproduisait à chaque fois, une question d’honneur et surtout, d’habitude. Cette manœuvre alourdissait le poids qu’avait le vostroyen dans l’âme car il n’était pas autorisé à combattre, par ordre du Haut Commandement Vostroyen. La seule chance pour lui de combattre serait d’être abordé dans son navire par une force de débarquement ennemis.


La flotte partit à sa vitesse maximale pour arriver au secours du Colonel Sevmir et du 22ème régiment et bientôt la totalité des armements des navires furent parés.





Chapitre 2 : Révélation


Le regard de Revmir se fit profond, voir vide, en apercevant les dizaines de navires de guerre encerclant la flotte entière. Une moindre attaque contre eux se finirait en un massacre pure et simple d’un régiment complet et Revmir le savait.


Revmir était à la tête du 22ème régiment depuis sa fondation, donc il est certain que chacun des vostroyens dont est composé ce régiment connaît le général et seulement en bien. En effet, les défaites qu’a subit Revmir et son régiment se comptent sur les doigts d’une seule main. C’est pour cela que parmi les régiments sous les ordres de Kozlov, le 22ème est le plus renommé et le plus équipé. A l’instar du 15ème régiment, le 22ème est composé d’environ 9 000 hommes et de plus de 500 blindés. Revmir est un vieil officier, le plus vieux de tous les régiments de Kozlov avec une seule année de plus que son supérieur. Même si Revmir a atteint l’âge de 106 ans, son esprit de meneur d’hommes est resté tel qu’il était. Sans le savoir, Revmir envie d’une certaine manière le poste de Kozlov, pensant que là place lui reviendrait, il fut profondément déçu par la décision du Haut Commandement. Il n’en voulut jamais à Kozlov, il savait que celui-ci méritait grandement son poste d’aujourd’hui.


Son regard se perdait maintenant dans l’espace, exténué par la vision qu’il venait d’avoir et par la décision qu’il prit qui le résigna à ne pas agir. Tous les regards de la pièce où il se trouvait se tournèrent vers lui, personne ne bougea, tout se figea comme si le temps fut arrêté un instant.
Revmir arrêta de fixer l’infinie de la galaxie et il commença à regarder une barge d’abordage se diriger vers son vaisseau amiral. Le petit appareil se fixa sur la coque à l’endroit approprié.


« Général ? vos ordres ? » demanda lentement un garde aux commandes d’un ordinateur de contrôle.
« Ouvrez le sas, laissez les entrez … » répondit l’officier sans grande conviction.


Revmir fit lentement un demi-tour sur lui même et se dirigea vers le sas donnant sur le couloir qui menait aux hangars. Il se tenait à présent devant la porte blindée sans avoir pris son épée ni même son pistolet laser, qui resta dans son holster. Tous les gardes firent de même attendant l’arrivée des inconnus. Aucun coup de feu ne retentit, signifiant que la présence de ces vaisseaux impériaux renégats n’était pas agressive. Des pas se firent entendre derrière l’imposante porte, mais ces derniers n’était pas créer par des spaces marines mais leur nombre fut important. Les individus se situant derrière la porte s’arrêtèrent, attendant que l’on leur ouvre gentiment la porte comme s’ils étaient dans leur propre navire. C’est alors que l’officier vostroyen tapa une série de chiffre sur le clavier numérique à sa gauche. Un son retentit pour confirmer la validité du code entré, le sas coulissa sur la droite. Plusieurs silhouettes se tenaient là, pacifique au premier abord. Revmir recula de trois pas en arrière pour laisser entrer les nouveaux venus, ce qu’ils firent en avançant tous de concert. L’un d’eux portait un uniforme de tacticien Vostroyen alors que les autres portaient des gilets pare-balles conventionnels. L’homme qui devait être l’officier du groupe avait un air familier pour Revmir.


Cet homme, je le connais …


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Une heure était passée depuis que la flotte était partit. Tous les postes de tirs étaient occupés par des gardes et les canons lasers de la coque furent chargés.


« Mettez la flotte en formation Delta », ordonna Kozlov.
« Oui Général, répondit l’officier responsable des communications avec le reste des appareils composant la flotte. A toute la flotte, ici le vaisseau amiral Emira, position de combat Delta, suivez les protocoles de combats », annonça t-il dans un transmetteur.


Les frégates sortirent de leurs formations  actuelles et formèrent un V pour donner la forme d’une pointe de flèche à l’ensemble de la flotte. Le vaisseau amiral ne prenait pas part aux formations. Il restait légèrement en retrait pour transmettre les ordres ou pour soutenir les autres navires grâce aux multiples canons lasers lourds implantés sur son épaisse coque et surtout pour éviter les tirs ennemis.


Aucuns signaux n’apparaissaient sur l’écran radar que regardait Kozlov, impatient d’en découdre pour venger l’un de ses subordonnés.


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Le groupe entra complètement dans la salle de contrôle. Les vostroyens pourraient venir à bout de cette vingtaine de garde mais sans l’ordre de Revmir, personne n’agirait. L’officier qui se tenait devant Revmir s’avança pour arriver à une cinquantaine de centimètre en face de du colonel vostroyen. Le vieil officier vit alors complètement le visage de l’homme.


« Non … . Comment cela peut-il être … » marmonna Revmir en tremblant légèrement.
« Surpris mon amis ? Vous n’êtes pas réjouit de ma venue ? » répliqua l’inconnu
« Pourquoi ? » demanda Revmir tout chamboulé de la révélation de l’identité de son interlocuteur qui prit un sourire narquois avant de continuer.
« Je ne suis pas venu vous tuer Colonel, encore moins pour répondre à vos questions. Ma venue est uniquement à titre diplomatique. »
« Hérésie ! Par l’Empereur vous allez mourir ! » beugla Revmir en sortant son pistolet laser de son holster pour le pointer en direction du renégat. Tous les gardes de la salle en firent de même, sortant leurs fusil laser et se mettant à genoux afin d’avoir une position de tir favorable.
« C’est inutile camarade, vous le savez, vos efforts seront vains. Regardez par la vitre, voyez-vous la flotte de notre cher brigadier-général quelque part ? Non ? et bien c’est tout simplement parce qu’ils ne sont pas venu vous aidés. Kozlov vous a abandonné, vous et votre régiment. »
« Imposible, nous sommes la fierté du Général, tu le sais ! » hurla Revmir.
« Tu as toujours convoité le poste de Kozlov, Mikaël. Il ne voulait pas que tu prennes sa place car tes derniers faits d’armes montre bel et bien que tu méritais d’être à la tête des régiments à la place de Kozlov. Il savait aussi qu’il ne restait pas beaucoup de temps avant que le Haut Commandement Vostroyen ne s’aperçoive que tu t’impliquais beaucoup plus que lui. Tu es plus compétant que Kozlov, en tout point. Cela fait maintenant bientôt 10 ans que le 15ème régiment n’a pas été au feu, contrairement au tient toujours en effectif réduit. »
« La corruption ne marche pas avec moi, n’essaye pas de m’entraîner dans le même gouffre dans lequel tu es toi-même tombé. Ma fidélité n’a pas de limite, à moins que la mort m’emporte. »
« Il serait dommage de gâcher un officier de talent tel que toi. J’ai ouvert les yeux et j’ai vu que tout était manipulation. Kozlov tente d’ériger une armée pour assaillir une planète de L’Imperium et cela depuis que la guerre obscurae est terminée. La planète sera la base de son Empire, toi et moi ainsi que les trois autres Colonels sommes que de simples pions qu’il utilise pour mener son projet à bien. Je voulais te demander ton aide pour le contrer, nous avons déjà deux autres régiments Impériaux avec nous, en plus du 22ème régiment si tu te joins à nous. Sache que dans quelques mois, toutes les troupes de Kozlov seront envoyées sur un monde civilisé pour le dévaster et rebâtir des industries d’armements pour ensuite lancer de nouvelles assaut contre L’Imperium. Sur ce, je te laisse réfléchir à ma proposition. »


L’homme qui parlait à Revmir était un officier renégat mais il parlait de L’Imperium comme s’il était encore au service de L’Empereur-Dieu.
Revmir écouta son interlocuteur et commença à se poser un tas de questions. L’officier renégat se retourna et ordonna à ses hommes de prendre les commandes du navire. Tous les appareils de la flotte de Revmir étaient sous le control renégat. Les vaisseaux renégats et vostroyens se mirent en route pour éviter d’être encore là quand la flotte de Kozlov arriverait.


Kozlov arriva sur la zone d’où avait été émit le signal de détresse mais aucune trace du 22ème régiment et de sa flotte. Une semaine après l’arrivée des renégats, Revmir prit enfin partit contre Kozlov, l’objectif des renégats fut ainsi accompli : rallier le plus puissant régiment vostroyen de la région après le 15ème.









Chapitre 3 : Condamné


Suite aux évènements passés, une réunion des officiers restants sous les ordres de Kozlov s’entreprit sur le vaisseau amiral même. Les colonels Poliavich, Tovanov et Ludmila furent présents, accompagnés de leurs capitaines. La réunion devait se dérouler dans une pièce adjacente au bureau du Brigadier-Général Kozlov. Cette pièce était recouverte par une épaisseur en bois d’acajou, donnant un teint rouge à la pièce. Au centre de la salle se dressait une longue table, pouvant accueillir au moins 30 hommes et celle-ci était également dans les teints rougeâtre avec des motifs dorés, accordés avec ceux des imposants sièges. La table était équipé d’un système de projection holographique, pouvant faire apparaître des images en 3D tel que des planètes, des cartes avec reliefs. A l’extrémité de la pièce, en face de la porte en bois, se trouvait le pupitre de commande qui permettait d’afficher des images à l’hologramme.
            Un bruit électronique se produisit et la porte s’ouvrit. Quelques hauts gradés entrèrent dans la vaste pièce qui était encore vide. Trois officiers se dirigèrent au fond de table et s’assirent tout au bout. Les deux tiers des sièges furent occupés en quelques instants, laissant le dernier tiers libre. Les sièges restants étaient ceux du colonel Valladolid, du colonel Revmir et de leurs deux capitaines. La place qui était à l’extrémité de la table était celle de Kozlov, qui ne tarda pas à entrer, renfermant la porte derrière lui. La porte se referma en silence et tous les officiers déjà assis se relevèrent d’un bond et firent le signe de l’Aquila. Les bruits des médailles s’entrechoquant avec les mouvements des membres donna l’impression qu’un orchestre se mit à jouer dans la pièce. Kozlov s’arrêta un moment, jetant un rapide coup d’œil aux officiers présents et se remit à marcher en direction de sa place respective au fond de la pièce. Une fois près de son siège, il s’assit et tous les officiers firent de même. Le Brigadier-Général prit un moment avant de parler, comme s’il fut pensif.


« Merci à tous d’être venus si promptement. Comme vous le savez tous, un problème est survenu hier. Nous avons perdu contact avec la flotte du colonel Revmir et à notre arrivée, nous n’avons rien trouvé. Aucune trace du colonel Valladolid qui était partit rejoindre le colonel Revmir. Donc, plusieurs cas s’offrent à nous. Soit le chaos a détruit le régiment entier et a fait disparaître tous les débris soit il y a eu trahison, ce dernier cas semble plus plausible. Lieutenant, plan n°0135 s’il vous plaît. »


L’homme aux commandes du pupitre appuya sur une série de touche et un hologramme apparut au centre de la table, à environ 20 centimètres de hauteur. Les officiers se tournèrent et regardèrent attentivement le plan. C’était la représentation du trajet de la flotte du 15ème régiment pour rejoindre le 22ème régiment. Les vaisseaux de grandes tailles étaient parfaitement représentés ainsi que leurs trajets.


« Vous pouvez voir en blanc notre trajet pour arriver à la zone du signal de détresse, et ici en rouge, les dernières positions des vaisseaux. D’après nos officiers tacticiens, ce sont tous des vaisseaux de type Frehuda III ou Déhura II, donc ce sont nos vaisseaux, très certainement. Capitaine Mirlianov, je vous laisse la parole »
« Merci Général. En effet, ces vaisseaux sont les notre et probablement qu’ils appartenaient au détachement qui est partit avec le Colonel Valladolid. Avec un décryptage des balises qui se trouvent dans tous nos vaisseaux, nous avons pu observer leurs déplacements jusqu’au moment où nos capteurs n’ont plus eu d’effets car ils ont dû faire un saut hyper spatiale. »


Des points rouges apparurent et formèrent un quart de cercle autour des points rouges déjà présents sur la carte. Quelques secondes plus tard, d’autres points rouges, plus gros apparurent et formèrent un cercle autour des vaisseaux du 22ème régiment. L’officier tacticien Mirlianov continua son explication.


« Ces gros points rouges sont d’autres vaisseaux d’attaques mais nous n’avons pas pus les identifier, les signaux émis par ceux-ci ne sont pas les mêmes que les notre. Il est clair, en regardant leur disposition, qu’ils s’apprêtent en entrer en contact mais aucun signal ne fût coupé d’où le fait que l’on puisse déduire que des négociations s’entreprirent, ou des abordages. »


Un autre officier prit la parole et ce fût le Capitaine Bolka, le bras droit du colonel Valladolid.


« Si vous pensez que le Colonel Valladolid est la cause de ce problème, vous avez certainement raison. Pourquoi ? son attitude a récemment changée, je sais c’est facile comme ça mais je pense profondément qu’il trame quelque chose. Il m’a demandé si je voulais l’accompagner pour aller aider le 22ème régiment. J’étais prêt à le suivre mais je lui répondis que j’avais encore tout un tas de dossier à travailler. »
« Votre témoignage nous saura d’une grande utilité Capitaine, réplique Kozlov. Donc vous êtes tous d’accord sur le fait que nous avons à faire à une trahison à l’échelle d’un régiment ? dans ce cas, le Colonel Revmir sera considéré comme ennemi, j’aimerais que tout le monde en tienne compte. »


            Tout le monde acquiesça et tous étaient au courant de la procédure à suivre suite à une mutinerie ou une trahison. Un régiment renégat de plus était maintenant formé.
            Suite à la réunion, il se décida d’envoyer une flotte de reconnaissance pour aller sonder la région dans le but de les retrouver dans le cas où ils n’auraient pas fait un grand trajet. Le Capitaine Bolka se porta volontaire pour diriger le groupe de reconnaissance, accompagné de deux lieutenants.
            Kozlov demanda aux Colonels de le rejoindre dans son bureau pour débattre de ce qu’il faudra entreprendre pour enrayer une quelconque menace. Le groupe de gradé en conclurent qu’il fallait avertir l’Etat Major pour obtenir des conseils des plus hauts gradés de Vostroya.
            Quelques heures passèrent. Kozlov entrepris d’alerter le Haut Commandement de la situation dans laquelle le vieil officier était. Il n’en tira aucune solution si ce n’est que de mettre fin à tout conflit dans les plus brefs délais. Kozlov comprit qu’il ne pouvait attendre aucune aide d’autre régiment vostroyen, ni même de sa propre planète natale.
           
            Le général s’isola, seul, dans son bureau, pendant plusieurs jours sans voir personne. Tous les hommes s’inquiétèrent à son sujet mais aucun n’alla le déranger. Le Capitaine Bolka revint de la mission de reconnaissance : aucune trace des vaisseaux ni du régiment disparu.







            Valladolid entra dans l’immense salle de commandement du vaisseau amiral du 22ème régiment, éclairée par les multiples moniteurs et écrans de contrôle. Tous les vostroyens renégats étaient à leurs postes, tous des hommes de Revmir, déjà soumis au chaos. Valladolid avait complètement changé d’apparence. Il était vêtu d’une grande cape noire aux bords dorés et d’une armure énergétique scintillante. Son fourreau de gauche portait une épée énergétique, celle qui appartenait à un Colonel vostroyen. A sa droite pendait un holster contenant un pistolet laser. Son armure était recouverte de sang qu’il essayait désespérément d’enlever avec un bout de tissu rougeâtre avec des coutures dorées. Du sang coulait encore de son épée, ce qui laissa une traîné derrière ses pas.


« Vous allez bien tovarich Colonel ? » marmonna un soldat qui était assit devant un écran.
« Vous inquiétez pas, ce n’est pas le mien » répondit Valladolid, avec un sourire narquois.


            Le soldat se retourna lentement en face de son poste en avalant difficilement sa salive. Sasha continua de s’enfoncer dans la vaste salle, abandonnant le bout de tissu imbibé de sang sur le sol. Le Colonel Revmir était assis au fond de la pièce, à côté d’une baie vitrée, dans un fauteuil en bois d’acajou, contemplant l’infinie. Lorsque Sasha arriva à sa hauteur, il se tourna difficilement vers celui-ci en marmonnant :


« Je crois que nous avons fait une grosse erreur mon ami »
« Ne vous inquiétez pas, Colonel. Tout va bien se passer à présent, il ne reste plus que le Colonel Tovanov, le Colonel Poliavich et notre très cher Kozlov » répliqua Valladolid à son nouvel allié.
« Alors Ludmila n’est plus ? »
« Oui, Ludmila n’est plus. Il n’a pas suivi le même chemin que vous. »
« Et le 21ème régiment ? »
« Je crains qu’il ne se soit perdu … » ricana Valladolid en s’écartant du siège où était assis Revmir, pour se diriger vers la porte par laquelle il était entrée.


            La porte s’ouvrit, laissant vaguement apparaître la silhouette d’un space marine. Il accompagna l’officier renégat dans les longs corridors du navire jusqu’à une salle où se tenait 4 space marines du chaos, bolters contre poitrines. Sasha et le space marine s’assirent l’un en face de l’autre.


« Alors, Colonel, tout se passe comme prévu ? » demanda l’aspirant d’un ton grave et sec.
« Sa ne pourrait aller mieux.»
« Alors Kozlov est mort ?»
« Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. La liste des opposants diminue alors que celle de nos alliés grandie. Le 15ème régiment est en déroute sans son Colonel et le 21ème est éradiqué. Il ne reste plus que le 18 et le 27ème qui battront en retraite une fois qu’ils apprendront qu’un autre Colonel de Kozlov a succombé. »
           
            L’aspirant space marine se leva, déposa un large sac sur une petite table basse et commença à partir. Il lança une dernière réplique à son interlocuteur avant de s’en aller :


« J’espère ne pas revenir sur ce vaisseau amiral »


            Les 4 spaces marines qui gardaient la porte suivirent leur supérieur. La navette space marine quitta le vaisseau et s’en alla, disparaissant dans l’infini de l’espace. Valladolid sortit de la pièce, emportant le sac posé sur la table, ferma la porte et retourna dans la salle de commandement : la phase final de son plan devait débuter.


            ----------------------------------------------------------------------


            Les troupes restantes sous les ordres de Kozlov se regroupèrent. Des nouveaux groupes de combats affluaient, pour combler les troupes manquantes. Le vieux général entreprit donc de recrutés, de former et d’entraîner plusieurs centaines de soldats, équiper des dizaines de blindés et plateformes de combat. Les 2 colonels restants, Tovanov et Poliavich, firent de même avec leur régiment, portant leurs effectifs à près de 8000 hommes. Le 15ème régiment retrouva son effectif standard, sois environ 6000 hommes, malgré le grand nombre d’hommes restés fidèles à Valladolid. Les 3 régiments formèrent plusieurs compagnies blindés, indépendantes et ne faisant parti d’aucun régiments. Le Capitaine Boris Daniil du 18ème régiment fut promu au poste de commandant des compagnies blindées et affecté à la 6ème,  la Flame’s Revenge. L’immense flotte que formaient les 3 régiments réunis devait s’installer sur une planète, pour bâtir un avant-poste et une base opérationnelle. Les matériaux requis pour cette œuvre furent envoyés de Vostroya même et ce fut la seule aide que l’Etat Major accordait à Kozlov. Le Haut Commandement n’était pas en état de mener une guerre contre une hérésie passagère … il se trompait. Cependant, les Officiers vostroyens n’auront jamais à avoir de remords ou de regrets puisque quelques années plus tard, une nouvelle guerre les attendait. Ils laissèrent donc à Kozlov la tâche d’annihiler les renégats.


Il fallu près de 6 mois pour bâtir une base digne ce nom. La planète Volfgrad III était assez riche en ressource pour pouvoir fabriquer d’autres engins de guerre, c’est pourquoi Kozlov portât son choix sur cette dernière. Malgré cet atout, la planète était peuplée de multiples tribus. Ayant des cultes différents, les guerres y étaient communes et omniprésentes. Pendant le temps de l’installation sur la planète, Valladolid et les vostroyens renégats ne donnèrent aucun signe de vie. La 66ème légion renégate devait se préparer pour terminer sa quête.













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"L'innocence ne prouve rien, la torture prouve tout."
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MessagePosté le: Jeu 21 Fév - 07:18 (2008)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 8 Mar - 18:03 (2008)    Sujet du message: Fluffs des vostroyens Répondre en citant

Citation:
Chapitre 2 : Révélation

Son regard se perdait maintenant dans l’espace, exténué par la vision qu’il d’avoir et par la décision qu’il prit qui le résigna à ne pas agir.

Il manque pas quelque chose ?

Citation:
Chapitre 3 : condamné

ce sont tous des vaisseaux de type Frehuda III ou Déhura II


Je ne pense pas que l’on puisse inventer des types de vaisseaux aussi facilement (et s’ils existe je les connais pas)

Pourquoi séparer tous les paragraphes de deux lignes ?

Assez bien dans l’ensemble, mais il faudrait à mon sens plus de punch, et vivement la suite donc…
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:30 (2017)    Sujet du message: Fluffs des vostroyens

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