La Guerre Obscurae Index du Forum La Guerre Obscurae
Campagne de Warhammer 40 000: La Guerre Obscurae
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Récit d'un Dément

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    La Guerre Obscurae Index du Forum -> Espace de Campagne -> Récits et Fiction
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Baâl
Prince du Sang

Hors ligne

Inscrit le: 04 Jan 2008
Messages: 373
Grade: Prince du sang, maître de la 2nd Host du chaos
Masculin Taureau (20avr-20mai)

MessagePosté le: Mer 20 Fév - 18:12 (2008)    Sujet du message: Récit d'un Dément Répondre en citant

Pour les nostalgiques de mes débuts dans la campagne, mon premier fluff valable, que beaucoup de monde avait aimé aussi. Alors pour ceux qui connaissent pas Wink



Les ruines se tenaient devant nous, fières et robustes comme était l’affront qu’elles représentaient désormais. Je vérifia mon arme, elle avait l’air en bon état malgré tout à l’heure. Alors que je levait la main, tremblant mais prêt à donner l’ordre, une puissante voix m’arrêta :

« Il suffit soldat. »

Lorsque je me retourna, devant moi se tenait alors une femme d’apparence robuste et endurcie, portant un long manteau lui arrivant jusqu’aux chevilles, gris sombre aux reliures rouges. Ses cheveux longs et violets descendaient sur son visage angélique, mais une cicatrice traversait son œil gauche. Elle s’approcha de moi, et je pu enfin savoir qui c’était : sur son col, je vit quatre étoiles, ainsi que le symbole de l’inquisition. Sous sa veste, j’aperçu un bref instant une fleur de lys gravée au sein d’une armure blanche. La femme regarda mes troupes, et se tourna vers moi faisant ainsi voler un rosarius pendant à un chaîne dans son mouvement.

« Identifiez vous.
- Sergent Velasquez madame. Puis-je vous…
- Inquisitrice Smith, vous n’avez pas besoin d’en savoir plus.
- Bien madame.
- Situation ?
- Quelques accrochages, qui nous on menés jusqu’ici. Selon moi, leur nid se cache là, dans les ruines de cet ancien monastère.
- Ce sont eux qui l’on détruit ?
- Affirmatif.
- Nous les réduirons en poussière pour cela. Préparez vos hommes, nous allons donner l’assaut.
- C’est que, sans vous manquer de respect madame, ils ne pourront pas.
- Et pourquoi cela ?
- Tenez, prenez ces jumelles. Regardez les murs.

Elle me les arracha des mains et les posa sur ses yeux verts. Après quelques secondes d’observation, elle me rendit ma paire de jumelle et conclu froidement la conversation :

- Nous allons donner l’assaut.
- A vos ordres madame. »

Je regardait mes hommes, ils étaient abattus, épuisés et certains tremblaient. Je rechignait à les envoyer à l’abattoir, mais là était notre devoir, rappel que madame Smith me fit en me présentant un décret impérial sortis d’une des nombreuses poches intérieures de son manteau. Affichant un air assuré, je me posta sur le haut de la colline sous le regards des troupes, et d’un mouvement de main scella leur destin. Je savait qu’ils mourraient, c’est ce qui attend chacun de nous, mais précipiter cette fatalité me dégoûtait de moi-même. Mais dans une guerre, ce genre de réflexions existentielles sont superflues, alors je m’arrêta de penser et continua ma course dans l’herbe verte jusqu’aux murs de l’enceinte. Nous eurent la même vision horrifiante que lors de notre précédente charge, où sans la pression actuelle nous avions renoncé à continuer. Des cadavres d’anciens camarades, horriblement mutilés, empalés aux fondations en métal s’extirpant de la pierre, ou tout simplement éparpillés en petits morceaux, mais tous étaient décapités. Mes hommes paraissaient pétrifiés, et l’inquisitrice ne semblait même pas avoir remarqué les corps. Elle nous ordonna de la suivre, et nous nous exécutâmes pour atteindre la grande porte en bois. Elle fis signe à deux recrues d’aller l’ouvrir, et alors qu’ils s’approchèrent un grand éclair rougeoyant fendit leur corps en séparant le torse de leurs jambes. En un réflexe tout le monde braqua son arme, moi y comprit, mais Smith arborait toujours son visage calme et déterminé à la fois. Je l’entendit murmurer sans la comprendre, puis la vit sortir d’une poche intérieure un long pieu en argent. Elle joua un instant, enfin c’est comme ça que je décrirai le fait de faire tournoyer le pieu autour de chaque doigts de sa main, puis l’envoya droit se planter dans le bois sculpté. Instantanément, la porte s’immola et disparue. Voyant mon air hébété, elle m’expliqua avec une pointe d’agacement :

« Par la sainte foi qui m’habite, je matérialise Sa colère envers l’œuvre du démon. Un simple pieu devient l’instrument du châtiment. Continuons »

J’acquiesça, puis alla ramasser les chargeurs à énergie sur les corps des deux gardes que je venait de perdre, en plus de leur grenades respective. La femme s’avança à l‘intérieur tranquillement alors que nous étions plutôt excessivement prudents en vue de ce qui venait de se passer. Ce lieu sacré était devenu un véritable enfer. Bien que les dalles sur le sol et la pierre composant les murs, piliers et voûtes soient encore d’un blanc éclatant, rien n’était plus comme avant : des ombres difformes se mouvaient en tous sens, la terre surgissait à divers endroit en gueules cerclées de crocs et crachant le sang, qui alors coulait anormalement entre les plaques de pierre pour former de nombreux lacs où le sol s’affaissait. Pendus par les pieds aux plafonds torturé, des restes sans têtes déversaient inlassablement une pluie écarlate ; au fond de la salle, une icône à Khorne l’irradiait de sa malveillance. Epris de terreur, un garde tomba sur les fesses et recula pour s’adosser à un mur, d’où sortir deux imposants bras rouges qui saisirent la tête de l’infortuné. Je n’oublierai jamais l’expression qu’il eu à ce moment là, puis sa nuque se sectionna et son visage disparue dans la pierre.

« Faillissez, perdez la foi, tentez de fuir et il vous arrivera la même chose. Les démons se nourrissent de la peur, et s’en servent pour vous tuer. Videz vous de vos émotions, et faîte votre devoir. »

Sa voix froide et puissante ne leur remonta probablement pas le moral, mais mes hommes avaient aux moins retrouvé de la vigueur. Le désir de survivre fait des merveilles, mais est aussi très dangereux. Nous continuâmes donc, et comme dans les livres d’instruction je fit sauter l’icône à la charge de démolition. L’apparition d’une horde de sanguinaires nous aurait anéantis, mais il n’y en aura pas ici. Maintenant, trois couloirs se présentaient à nous, et alors que je réfléchissais lequel prendre, l’inquisitrice pointa celui du milieu sans dire un mot. Pour moi, elle avait l’air louche avec son air désinvolte et j’avait l’impression qu’elle savait très bien où aller, comme elle savait aussi pour la porte. Je la soupçonna une fraction de seconde le temps que son regard impérieux ne se pose dans mes yeux et chasse cette idée farfelue. Comme par hasard, le couloir qu’elle choisit était le dernier que j’aurai voulu prendre : de longues flaques de sangs tapissaient le sol et diffusaient une clarté rougeâtre dans ce corridor sans lumière naturelle. Smith en tête du groupe se retourna vers nous, glissa un « gardez la foi » et s’avança en marchant dans les flaques. Avec appréhension, nous nous engagèrent aussi en tentant de nous maîtriser, ce qu’un jeune cadet de réussit pas. Ses pieds s’enfouirent dans la flaque où il marchait en son corps s’enfonça progressivement dans le sol alors qu’il criait à l’aide. Deux camarades lui saisirent les bras alors que les deux tiers de son corps n’était plus là et ne firent qu’abréger ses souffrances en séparant la partie immergée du reste. Une peur sans borne s’affichait encore dans ses yeux vides de toute autres choses. Ils le lâchèrent, récupérèrent ce qui pouvait être utile puis firent le signe de l’Aquila en dernier hommage. Malheureusement, on ne peut pas s’occuper de la dépouille d’un camarade dans ce genre de mission, la marche reprit donc. Nous marchâmes pendant bien une dizaine de minutes sans autre « incident », puis le couloir déboucha sur le cloître intérieur. Peu de choses avaient changé dans ce lieu de repos, le carré que formait les rangées de colonnes était rompu ci et là et le jardin resplendissant jadis ressemblait désormais à un champ de plantes carnivores rouges et horribles. Voyant cela, notre guide esquissa un vague ton de dégoût, se remémorant la beauté d’antan de ce lieu. Néanmoins, son expression se changea en sourire lorsqu’elle le vît : dans un renfoncement de la cour était « garé » un char de l’adepta sororitas, modèle Immolator et donc armé d’une paire de lances flammes lourds. Le siège de contrôle de ces dangereuses armes était heureusement vide et en bon état, mais le reste de la coque n’avait pas bonne mine. Le blindage du flanc droit était totalement broyé, et le symbole de l’ordre de la Sainte Rose d’ordinaire d’un blanc pur était maculé de peinture rouge d’origine plus que douteuse. Après une longue observation, l’inquisitrice Smith s’adressa à moi :

« Sergent Velasquez, trouvez deux de vos hommes aptes à piloter un rhino ou une chimère il n’a pas grande différence… et envoyer les piloter l’immolator, envoyez en aussi un troisième pour occuper la place du canonnier.
- Bien madame. »

Comme une machine bien huilée, je donna les ordres par des signes de la main droite et mes hommes s’exécutèrent. Le moral était maintenant à la hausse, mais fut vite sapé par les hurlements d’horreur et de douleur venant de l’intérieur du véhicule et du siège des lances-flammes où le canonnier par le biais d’immondes mutations accélérées fusionnait avec le dispositif d’armement, qui se mit d’ailleurs en fonction. L’immolator mue par les âmes damnées des trois infortunés s’avançait vers nous en crachant son prométhéum consacré. La scène, intense et rapide, se déroula en seulement quelques secondes : alors que la plupart de mes hommes tentaient de se mettre à couvert derrière les restes de piliers et que certains se voyaient affreusement consumé par le feu sacré détourné de ses vrais cibles, un de mes cadets une bombe à fusion dans chaque mains chargea le monstre de fer et, par un héroïsme exemplaire plongea sous le tank entre les chenilles. Avant que l’explosion ne retentisse et ne projète l’abomination dans les airs, nous entendîmes le héros rire puis hurler toute sa rage et sa foi dans un « pour l’Empereur !!!!! ». En signe de respect envers cet acte de bravoure, nous fîmes tous le signe de l’Aquila, même l’inquisitrice qui in intéressée de mes hommes d’ordinaire recommanda son âme à notre seigneur à tous. La carcasse fumante retomba dans un coin de la cour, et nous continuâmes notre progressions pendant que je dénombrais les morts : dix hommes, ce monastère corrompu m’avait pris dix hommes et il le paierait. Suite à cela, l’inquisitrice nous dirigea plus profondément dans la bâtisse. Le couloir que nous empruntâmes n’était cette fois pas clos et l’on pouvait voir le ciel bleuté et dénué du nuages. Sans l’atmosphère pesante et l’odeur acre du sang omniprésente, il aurait eu l’air paisible. Je songeait en marchant, oubliant un instant l’horreur de cette purge, mais subit un retour à la réalité plutôt violent : alors que le groupe entier s’était stoppé, et que je continué bêtement d’avancer, je trébucha sur quelque chose de mou et dur à la fois et chuta alors contre le sol pour enfin voir des dizaines de cadavres décharnés et décapités éparpillés tout autour de moi. Supportant et gérant ce cauchemar plus que réel, je me releva et encaissa un « Faîte plus attention » empli de remontrances de la part de Smith. J’étais gêné, et elle continua :

« Ramassez tout ce que vous pouvez, nous approchons du but, fit elle en pointant droit devant elle. Je suivi son regards, mais ne vit que la continuité du couloir.
- Euh… Excusez moi mais que montrez vous ? »

Elle ne me répondit pas tout de suite, mais prononça de nouveaux de longs murmures à peine audibles. Ses poings luirent ensuite d’une intense lumière blanche, et de part des mouvements de ses deux mains elle dessina dans l’air le symbole de l’inquisition, enfin c’est ce qu’il me semble. L’énergie blanche resta suspendue dans les airs quelques secondes, puis se centra en une sphère incandescente qui alla perforer l’illusion en face de nous. L’espace visuel se déforma, et le couloir continuel que je voyait auparavant laissa place à une grande porte ouvragée. Non rassuré, j’attendit la réaction de la spécialiste. Et contrairement à ce que je pensais, elle se dirigea vers la porte et l’ouvrit sans prendre de précautions aucunes. Rien ne se passa. Nous restâmes là consternés, puis elle nous fit encore signe de la suivre. Cela devenait long de suivre, de marcher et d’obéir dans l’ignorance, aussi j’alla tenter de lui parler :

« Excusez moi madame, mais mes hommes et moi aimerions en savoir plus sur vous. Comment se fait-il que vous soyez aussi assurée et nonchalante quant à la situation ?
- Je traque le démon qui sa cache ici depuis longtemps… Je le connais… Je sais où il se trouve… Je le sens…
- Est-ce que vous allez bien ?!
- C… Cette conversation est terminée !
- Bien madame »

Elle m’inquiétait de plus en plus, et j’aperçu quelques uns de mes hommes chuchoter entre eux en la regardant. Niveau relations officiers-troupes, c’était pas gagné avec elle et je redoutais qu’il arrive le pire. Par précaution, je dissipa toutes les rumeurs au sein du groupe, même si je ne savais moi-même quoi penser. En passant par la porte ouverte, nous furent tous stupéfiés : c’est au cœur même du monastère qu’elle nous avait menés, dans la chapelle. Mais absolument rien n’avait été altéré en cet endroit. Les rangées de bancs, les colonnes, la voûte, les vitraux et l’autel, tout semblait normal. Sans dire mot, Smith alla d’un pas rapide vers l’autel et pria à l’Empereur. Elle restait ainsi depuis un moment, et nous commencions à nous ennuyer sérieusement, d’autant que le silence des lieux était oppressant. Cela faisait plus de huit minutes qu’elle ne bougeait plus quand un de mes hommes alla la voir et lui parla sans que je ne comprenne ce qu’il dit, étant trop loin. Soucieux de ce qui était en train de se passer, je les observais tout les deux et je la vit lui caresser le visage. Soudainement, l’homme sortit un couteau de son uniforme et chargea en hurlant un autre membre du groupe ! Sous le coup de la surprise, celui-ci ne put réagir et se fit trancher la gorge. Alertés par le bruits, les autres gardes se tournèrent vers le dément qui eu le temps d’éventrer violemment une seconde victime avant de se faire cribler de toutes part de tirs de fusils lasers. L’homme se tint debout silencieusement, puis poussa un hurlement inhumain, guttural et composé de plusieurs voix, un hurlement qui se résumait à une phrase maudite. « Du sang pour le dieu du sang ». Le possédé chargea l’homme le plus proche et lui explosa l’abdomen d’un coup de coude, sauta dans les airs entres les multiples faisceaux qui fusaient et atterrit pieds joins dans la cage thoracique d’un cadet, lui écrasant le corps contre le sol et répandant son sang en une explosion macabre. Agile, violente et instopable, cette chose massacra tout le personnel en peu de temps sous le regards de l’inquisitrice. Il ne restait plus qu’elle, la bête et moi. J’étais pétrifié, mais Smith elle semblait satisfaite et n’esquissait aucun mouvement. Brusquement, le garde damné s’éleva dans les airs, irradiant la chapelle d’une lueur rougeâtre malsaine, son corps fit plusieurs tours sur lui même avant de se disloquer en une gerbe d’une quantité irréelle de sang. A la place se tenait une « cassure dimensionnelle ». C’est ainsi que j’ai nommé cette chose, une sorte de trou dans la réalité reliant la chapelle et l’immaterium d’où sortit le plus impressionnant démon que j’ai pu voir. Il était immense, devant faire au moins cinq fois ma taille, d’une imposante musculature rouge et arborant une paire de grandes ailes et une de longues cornes frontales. Une armure archaïque, rouge, noire et dorée protégeait une bonne partie de son corps et sa main droite brandissait une gigantesque hache irradiant d’énergie noire.

« Ah, enfin vous vous dévoilez. Cette offrande à réussi à vous faire sortir, prince démoniaque.
- Depuis le temps que vous me traquiez, je ne pensez pas que vous utiliseriez de tels moyens. Faire venir le gibier de lui même est la meilleur tactique de chasse n’est-ce pas ?
- C’est vous qui m’avez appris cela, en attirant puis corrompant la moitié de mon ordre.
- Ah ah ah ah ah, vous m’en voulez toujours ? Vos sœurs servent maintenant une cause bien meilleure que celle de servir le Dieu-cadavre.
- Vous allez payer pour ça Baâl ! Je le jure !
- Des paroles Sœur Mirranda, des paroles…
- Ne m’appelez pas ainsi !!! »

Dans un hurlement empli de haine, l’inquisitrice Mirranda Smith dégaina deux pieux en argents semblables à celui utilisé à l’entrée du monastère, mais plus longs. Le prince démon Baâl lui riait de bon cœur, si tant est qu’il en ait un, en la voyant charger. Lorsqu’elle arriva à portée, il envoya à la hauteur de sa tête un large coup circulaire de sa hache qu’elle aurait théoriquement dû se prendre de plein fouet. Théoriquement. Avec une agilité surnaturelle, elle sauta pour esquiver puis pris appui sur la plat de la hache pour se propulser au dessus de l’épaule gauche du démon et lui envoyer un pieu d’argent dans la clavicule. En retombant derrière lui, elle murmura quelque chose et la partie gauche du corps de Baâl s’embrasa. Mais un temps seulement, et apparemment il n’en eu cure. Lentement, il se retourna et s’adressa à elle :

« Radicale jusqu’au bout ma petite Sœur… Une inquisitrice ne devrait pas pactiser avec les démons tu sais.
- Si c’est pour me venger de toi, je ferait tout ce qui est possible !
- Enfin… si tel est ton désir. »

J’étais pétrifié, incapable de bouger, et les deux titans qui s’affrontaient semblaient m’avoir complètement oublié. Je devait profiter de cette occasion si je voulais survivre. Mais sans le vouloir, j’était captivé par le combat. L’inquisitrice montrait des capacités surhumaines en affrontant le démon, qui lui semblait s’amuser. Mirranda lui envoya son second pieu dans le torse et l’immola, quelques secondes seulement, puis il contre-attaqua en saisissant le cadavre d’un garde et frappant avec. Elle esquiva le coup en plongeant entre les jambes du monstre, s’équipa d’une nouvelle paire de pieux et bondit afin de les enfoncer dans son dos. Plutôt que de montrer un signe de souffrance face à ces armes bénies, le prince démon éclata de rire en attrapant la femme et en l’envoyant s’écraser contre une colonne. Puis il reprit de sa voix glauque :

« A l’évidence, tu n’est toujours pas capable de te défendre. Même avec le démon qui t’habite, même avec des années d’entraînement, même avec des armes tueuses de démon, tu n’aurait pas pu protéger ton couvent. Tu es une incapable, mais tu à le mérite de m’amuser ah ah ah…Venge toi, nourrit moi de ta haine ! »

Tout à coups, le bras droit de l’inquisitrice muta excessivement vite pour lui donner un teint blanchâtre et faire ressortir plusieurs lames d’os noir le long de l’avant bras en déchirant le tissu. Ses longs cheveux violets s’allongèrent jusqu’au bas du dos et deux bras supplémentaires poussèrent dans son dos, terminés non pas par des mains mais par de grandes pointes en os noir. Elle paraissait souffrir, mais se releva, laissant tomber son manteau gris et chargea avec encore plus de férocité. Sans sa veste, je put voir qu’elle portait encore quelques fragment d’une armure énergétique sororitas, le modèle propre aux sœurs de batailles. Cette fois, le prince démon n’attendit pas qu’elle arrive et chargea également, préparant un puissant coup de sa hache démon. Comme la foudre, celle-ci s’abattit contre le sol en le broyant, malheureusement pour Baâl la Sœur joua de son agilité pour se déporter sur la droite, bondir encore une fois, lacérer d’un coup de bras droit le torse du démon, s’agripper à sa nuque grâce à ses nouveaux membres et y planter un dernier pieu. J’était abasourdi par cette action, et je n’était pas le seul. Le prince du Warp hurla de douleur cette fois, et excédé plaqua Mirranda contre le sol. Elle eu le souffle coupé par le choc et ne put en conséquence pas éviter le sabot, qui finissait la jambe du démon, s’écrasant sur elle. Elle souffrait le martyre et il riait, c’en était bientôt terminé et il fallait fuir !

Je rassembla mon courage et réussi finalement à mouvoir mes jambes, et c’est par la porte d’où nous étions entré que je m’échappa. J’entendit le dernier cri d’une voix féminine, puis des rires nombreux et rauques me firent passer l’idée de me retourner. Je courrait et courrait à m’en briser les muscles, j’avait du mal à respirer mais je ne pouvais pas m’arrêter. Les couloirs se succédaient, les tournants et les portes, tout s’enchaînaient sous mes yeux sans que je ne sache où aller, mais je ne pouvais pas m’arrêter ! Je les sentait derrière moi, je sentait leur odeur acre de sang, leur haleine brûlante et leur langues de feu, je ne pouvais pas m’arrêter !! J’ai continuer de courir un temps indéfini, puis, alors que j’avais presque passé l’embrasure de la porte d’entrée, je trébucha sur le corps du premier camarade que j’avais perdu dans cette endroit maudit. Mes jambes me faisaient atrocement mal, je n’arrivais pas à me relever. Alors j’entendit leur voix, leur rires, leur chants et je me recroquevilla sur moi-même, fermant les yeux et bouchant mes oreilles. En sentant leurs mains griffues râper mon dos, je me mis à ramper à l’aveuglette et grâce à l’Empereur je réussi à m’extirper de cet enfer. Une fois sortit, plus rien. Je me releva et regarda l’intérieur du monastère au travers de la porte ouverte, rien, personne. Et subitement, le bâtiment s’écroula sur lui-même et disparu dans les profondeurs de la terre. Il ne restait plus rien. Même les cadavres à l’entrée avaient été happés par la terre ensanglantée. Par la suite, j’ai erré des heures et des heures, puis vous m’avez retrouvé. Vous m’avez ramené, et vous m’avez demandé de vous raconter. Maintenant, vous allez me considérer dément, et me tuer. Ais-je tord ?
_________________

Ne jamais plus sortir de chez soi un 17 Mai ! Risques de se perdre xD


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN
Publicité






MessagePosté le: Mer 20 Fév - 18:12 (2008)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    La Guerre Obscurae Index du Forum -> Espace de Campagne -> Récits et Fiction Toutes les heures sont au format GMT - 5 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | créer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Space Pilot 3K template by Jakob Persson.
Powered by phpBB © 2001 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com